La voie lactée


Blog news, Veggie Maman / mardi, octobre 17th, 2017

A l’occasion de la semaine de l’allaitement, je voulais partager ici un texte écrit il y a 3 ans alors que ma fille avait 6 mois, je pourrais réécrire la même chose aujourd’hui :

 

Il était une fois, un petit bijou s’était posé sur mon ventre. Quand ce trésor m’a été révélé, tous ces mois à l’attendre et l’espérer, cet instant là, c’était évident. Une petite bouche en coeur allait rencontrer un sein nourricier.

Dés la première heure, on se précipitait autour de ma perle pour me dire à quel point elle était douée.
A peine née et déjà championne de la tétée.

Pas à pas, une relation spéciale entre nous s’est engagée.
Un lien précieux, un lien inégalable, la fusion d’un amour transcendé.
Une volonté sans faille m’a soulevée.
Le genre de volonté que rien ne peut ébranler.

Pourtant mille et une questions se sont posées :
Vais-je y arriver malgré les douleurs ?
Ai-je assez de lait ?
Prend-elle assez de poids ?
Acceptera-t-elle le biberon ?
Ne fera-t-elle pas de confusion ?
Pourquoi ne veut-elle pas me téter ?
Est-ce la fin de mon allaitement ?

Cet allaitement, je m’y appuie et m’y raccroche c’est vrai comme si ma vie en dépendait.
Et si c’était le cas ?
Et si tout à coup, me poser toutes ces questions, tenter de lui apporter le meilleur à elle et focaliser mon attention sur cette volonté violente me détournait de cette vérité que je ne sais toujours pas surmonter.

Et si c’était ce lien qui me tenait depuis 6 mois ?
Comment pourrais-je arrêter ? Comment voudrais-je m’en détacher ?

On me demande souvent ces temps ci “Mais jusqu’à quand tu vas l’allaiter ?”
Comme si 6 mois c’était déjà bien assez, que pour rentrer dans le moule, il fallait se jeter sur la poudre de vache qui n’a rien demandée.
Parfois pour les autres c’est tellement moins logique de faire les choses naturellement.
Et pourtant…
En ce moment, donc, je réponds avec provocation “jusqu’à ses 18 ans“.

Mon combat n’est pas achevé, chaque jour un peu plus, des espoirs de continuer malgré tout:
La fatigue, le boulot, la crèche, les nuits hachées, les réflexions, les doutes, le manque de confiance…

J’oublie tout.
Quand sa petite bouche cherche en mon sein, le repas et le câlin.
Je ferme les yeux et je la remercie de ce cadeau qui pour un peu encore me tient debout.

Laure

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